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Dialogue dans les pompes 8

  POG : Le bivouac, c’était comment pour toi ? SOV : Bref Raconte, je me souviens pas, j’étais pas encore réveillé ! On as fait une nuit, c'était un bivouac à la ferme, très sympa, repas avec des produits fermiers... et des basques très authentiques ( Ça s'écrit pas , ça se raconte....) Et alors ? Et bien l'idée de dormir sous tente, c'était pour fuir les refuges bondés, sauf que l'on ne se rappelait plus , les années ont passées ! Quoi, porter la tente ? Mais non , elle faisait 700 grammes, le top du top, surtout pour nous, mais il fallait la monter, gonfler le matelas etc... et le lendemain matin pareil dans l'autre sens, Et alors ? Et bien, c'est super à 20 ans, mais la, franchement, le matin il préfère prendre du temps pour nous bichonner plutôt que jouer au scout . Je reconnais que le petit massage du matin, c'est gr...

Dialogue dans les pompes 7

  POG : On as vraiment un rôle important, si on avance pas, la marche s’arrête. SOV :! Et oui, c'est comme dans la vie, on à tous notre rôle à jouer pour participer à l'aventure, on coopère et ainsi on avance. D'ailleurs (il) dit que à chaque pas, il s'ancre un peu plus dans la terre et dans la confiance. Relié à la terre et au ciel, cela donne une grande présence à ce qui nous entourent, c'est ainsi que l'on peux se sentir une parcelle de l'univers, relié aux autres. Même aux rochers et aux fourmis ! A tout ce qui nous entourent, minéral, végétal, animal et bien sur humain. Nous habitons tous la même planète. Ah oui, c'est génial, et moi qui pensait que j'étais tout seul dans mes pompes....Tiens ça me donne envie de marcher encore.

Dialogue dans les pompes 6

  POG : J'ai le souvenir d'une étape avec un plat de pâtes à midi au bord d'un lac. SOV : C'était au lac d'Ilhéou , le refuge proposait des repas à midi et on avait bien besoin de reprendre des forces ; Je crois bien qu'il oubliait de se nourrir assez. Oui, c'est ainsi qu'il a senti la puissance de la pâte dans l'organisme. Tu veux dire que c'est descendu jusqu'à nous ? Lorsqu'il se nourrit , c'est pas seulement l'estomac, c'est tout le corps qui est concerné par l'alimentation...orteils compris. Es ce cela qui la décidé à prendre la variante par le col de la Haugade ? C'était une grande interrogation, il y avait la fatigue après les grosses chaleurs, la météo qui annonçait le mauvais temps et l'idée de descendre à Cauterets pour se reposer était dans l'air et vu comme une sage décision. Mais l...

Dialogue dans les pompes 5

  POG: Tu as senti le moral ce matin ? SOV : Et bien quoi le moral ? Il était tout près de nous au fond des chaussettes. Et bien, tu commences à faire de l'humour ! C'est vrai qu'il y a des matins plus faciles que d'autres ! Finalement, je commence à me plaire avec vous.Je me demande pourquoi j'ai attendu si longtemps pour parler alors que l'on était l'un à coté de l'autre. Ah oui ,depuis que tu es sorti de ta coquille et que tu as commencé à t'exprimer, je te vois évoluer tous les jours. Je fais un chemin intérieur ! A l'intérieur des pompes. Je chemine ! Bravo, dans ta prochaine incarnation, tu seras peut être gros orteil …. voir pouce !

Dialogue dans les pompes 4

  POG : Et on vas marcher longtemps ? SOV : Ça dépend de ce que sa petite voix lui dit. Mince, il entend des voix ! Comme Jeanne d'Arc ? Mais non , rien à voir, elle, elle à eu un trip avec les englishs. Lui il est plutôt bien dans ses baskets …hi hi N’empêche que la montée au col des Trois Fontaines, sans ombre, j'ai cru que j'allais mourir, ah c'était chaud de monter la haut sans eau. Ouais, on n'était pas tout seul, c'était rassurant , on s'est entraidé. Hé, on vas avoir des trucs à se raconter les soirées d'hiver… Sur, on regardera les photos ! Au fait, en parlant de photos, tu te souviens de la carte postale du cirque de Gavarnie . Ouais, la cascade, la montagne, le cirque, le ciel bleu, le soleil, Toujours il fait beau. Alors que quand on est arrivé, c'était la purée. Puff, tout ces kilomètres sans rien voir. N’empêche, tu te rappelles du dicton du refuge de Bayssellance : « si ...

Dialogue dans les pompes (3)

POG : N’empêche, qu'on serait bien à la maison. SOV : T'aime pas quand ça bouge ? Mais là, ça bouge tout le temps, c'est fatiguant , les exploits sportifs j'en ai ma claque ! On te la déjà dit, c'est pas un exploit sportif et si tu dépenses ton énergie à râler, on va pas avancer. Tiens, on dirait un escargot, voilà l'image, plus tu te recroquevilles et moins on avance. Dans l'acceptation de l'effort on se réunit. Ouais n’empêche que si je disparais, c'est toi qui vas te coltiner toute la pression. T'inquiète, c'est pas pour tout de suite et d'ici là, on aura inventé la téléportation. D'ailleurs je comprends pas comment le trajet est décidé. C'est l'écoute de différents facteurs : météo, hébergement etc....et comment ça vas dans le corps (des pieds à la tête) ? Tu t'en rends pas compte, mais tu es consulté tous les matins ! Et puis i...

Dialogue dans les pompes 2

POG:Tu sais, j'ai rien vu pendant 4 jours, j'avais un pansement sur la tête . SOV:Ah oui d'ailleurs le soir tu éclairais tout le quartier …hi hi hi … Ça te fait rire! Tu n'en a pas eu, toi ? Non Ouais, c'est vrai que c'est moi qui es en première ligne, dans la descente c'est affreux, je suis écrabouillé. Mais déjà petit, tu étais tout recroquevillé, il paraît que dans l'évolution humaine tu vas disparaître, on va rester quatre ! Ouais et bien bon débarras, plus d'ampoules, de chaussettes qui puent, de tyran qui nous fait faire des kilomètres parce que Monsieur à besoin de bouger ! Le mouvement c'est la vie. Très bien, je propose footing au jardin de la Fontaine et à 10 heures dans le canapé, Nous, en éventail devant la télé ! Je ne sais pas si ta proposition va passer ! Mais pourquoi toutes ces grandes journées de marche ? OK, ça chauffe les pieds mais surtout, ça aère la tête. Nous y vo...

Dialogue dans les pompes 1

  C'est l'histoire de deux personnages qui se sont rencontrés dans les Pyrénées en montant le col d'Ayous. Ils se prénomment POG et SOV. Petit orteil gauche POG Son voisin SOV Et le titre de l'histoire est : Dialogue dans les pompes POG : Salut, on se connaît ? SOV : On marchent ensemble depuis très longtemps. Et on vas o u ? A la mer Mais on y était déjà ? Mais non, c'était l'océan, Hendaye, le départ du GR 10 m’en fin ! Pourtant c'était salé ! Ben oui , l'océan aussi il est salé ! Mais t'arrive d’où toi ? Et pourquoi on est pas allés au Grau du Roi ? Trop facile ! Marcher sur le sable, les pieds dans l'eau sur la plage de l'Espiguette, c'est quand même mieux que cramer dans ces pompes qui puent. C'est l'AAAventure. Et le programme de la journée ? + 1400 mètres , 5 h...

Dialogue dans les pompes Préface

A chaque voyage, j'ai eu ce besoin d'exprimer ce que je vivais, partager mon aventure la rendait encore plus belle. Au delà des mots, des photos, des récits c'est surtout le vécu intérieur qui m'importait de transmettre. Je réalise que cela à souvent été difficile pour mettre des mots sur des choses abstraites et donc j'ai souvent censuré car je ne trouvais pas de quelle façon raconter le vécu subtile de mon voyage. Donc, nous voici dans les Pyrénées ou je randonne depuis une dizaine de jours avec cette question qui me taraude ! Je raconte au jour le jour, le temps de marche, la météo, les paysages, les rencontres etc.… ? Je trouvais cela ennuyant , trop scolaire et conventionnel, et surtout l'impression de parler de moi, trop orienté sur l'activité par elle même et non le vivant du ressenti. Comment décrire la joie d’être dépouillé des objets superflus qui encombrent nos placards et nos vies ? J'ai donc décidé de déléguer deux de mes orteils ...

Babouk et la lune

 Depuis toujours les constellations étaient considérées comme une création divine par les habitants du village et tout le monde respectait cela.  Pourtant tôt ce matin, lorsque Babouk sortit de chez lui pour se rendre à son travail dans la foret, il rencontra la lune assise au bord du chemin.  Babouk qui la connaissait bien lui demanda pourquoi elle n’était pas dans le ciel à refléter son éclat.  Je ne peux pas lui répondit la lune, je n’ai plus ma place, c’est Uranus qui m’as dit de partir sur terre, il veut me remplacer par une vraie planète.  Comment, dit Babouk, ce n’est pas Uranus qui décide de la place des astres. Je vais informer le chef du village.  Le chef du village qui était sage comme pouvait l’être les chefs à cette époque, convoqua sans délai Uranus pour remédier à la situation.  Mais Uranus qui était fier ne répondit pas à l’appel du chef.  Alors il réunit tous les habitants et ils chantèrent ensemble pour que la lune retrouv...